Le sous titrage des émissions télévisées pour les téléspectateurs sourds ou malentendants.

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Le sous-titrage codé permet aux téléspectateurs sourds ou malentendants, munis d'un décodeur, la lecture d'un texte se superposant à l'image émise par la chaîne. Ce système permet aussi de recevoir des textes spéciaux (magazines, journaux) en sus du programme normal. Tel est le cas du magazine diffusé par FR 2 où le télétexte réalise un journal écrit permanent.
Les chaînes publiques bénéficient d'un financement très partiel par le budget de l'Etat. Les chaînes privées sont incitées à prendre conscience que quatre millions de sourds et de malentendants constituent un auditorat potentiel non négligeable, comme le prouve l'exemple étranger. Pour l'instant TF1 et Canal+ semblent l'avoir compris. Une action est en cours auprès de M6 et la 5éme chaîne.

Par ailleurs, l'amélioration rapide des performances électroniques des téléviseurs et des techniques de sous-titrage est en train de pallier les points faibles qui subsistaient.

Aussi soigné soit-il, le sous-titrage ne peut jamais retransmettre l'intégralité des informations verbales qu'il remplace.
Ce facteur limitant joue plus ou moins suivant le vocabulaire du message original qui doit être accessible à tout public tout en exigeant une aptitude à assimiler très vite à la fois l'image et le texte.
Mais cet inconvénient existe aussi dans le sous-titrage classique (films en VO par exemple), et n'a pas empêché le succès de cette technique.
Sans doute, si l'on veut que le maximum des sourds et de malentendants en bénéficie, peut-on être amené à privilégier des émissions assez générales.
Malgré ses imperfections, le sous-titrage codé constitue un merveilleux outil qui permet aux sourds et aux malentendants d'échapper en partie à leur handicap et de mieux appréhender le monde qui les entoure.

La loi du 1er aout 2 000 impose aux chaînes d'Etat "le développement, par des dispositifs adaptés, de l'accès des personnes sourdes et malentendantes aux programmes diffusés" (Art. 42), Elle doit permettre de réduire les réticences.
Pour éviter les doublons de sous titrage à certaines heures, il est recommandé de disposer à la fois d'un décodeur Télétexte, permettant d'accéder aux émissions en temps réel, et d'un second décodeur externe permettant d'enregistrer une autre émission simultanée, en vue d'un visionnage ultérieur. (Coût : 2 000 F environ)
Le nombre moyen d'heures (hebdomadaires) sous-titrées a été voisin de 75 (VO + Télétexte) en 2000, comportant des informations, films, documentaires, issus des programmes normaux des six chaînes. Ce chiffre est bien inférieur à celui des autres Etats comparables.

Texte du BUCODES 37-39 rue Saint Sébastien 75011 Paris. Tél. Fax et Mtl : 01 49 29 07 42
Mise à jour de mars 2001.

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