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Les personnes devenues sourdes ou malentendantes ont été
touchées par ce handicap après l'acquisition de la parole,
aussi bien à l'adolescence qu'à l'âge adulte ou
au troisième âge. Elles constituent la très grande
majorité des déficients auditifs mais, malgré leur
importance numérique, leurs problèmes sont souvent méconnus
du grand public, la surdité de personnes s'exprimant normalement
n'étant pas visible. La vie associative Les associations de devenus sourds ou malentendants jouent un rôle très important en contribuant à rompre l'isolement de leurs adhérents grâce à des permanences d'accueil leur permettant de se rencontrer et de s'informer. Elles les représentent auprès des pouvoirs publics et des employeurs, publient des bulletins d'information, et organisent des cours et stages de lecture labiale. La plupart sont regroupées au sein du BUCODES, 37-39 rue Saint Sébastien, 75011 PARIS, lui même affilié à l'UNISDA (Union nationale pour l'insertion sociale du déficient auditif) . Les aides techniques Nous nous bornerons à en énumérer les principales: amplificateurs de combinés téléphoniques, boitiers minitels "Dialogue", répondeurs télématiques avec ou sans imprimante, flashes lumineux d'alerte, boucles magnétiques dans les lieux bruyants, liaison HF ou IR pour cours ou conférence, décodeur d'émissions télévisées sous titrées, systèmes interactifs informatisés etc. La réinsertion professionnelle Essayer de dissimuler sa surdité à ses collègues et à son employeur est généralement stérile. Mieux vaut solliciter leur collaboration pour utiler des moyens cités plus haut (lecture labiale, aides techniques, etc...) soit dans le même poste soit dans un poste de moindre communication. Cette démarche, généralement efficace dans les services publics ou les grandes entreprises, peut être financée par l'AGEFIPH, même dans les petites entreprises. Au delà, le chômeur devenu sourd ou malentendant a énormément de difficultés à obtenir une aide personnalisée. En effet le soutien à apporter à un cadre juridique de 50 ans n'a rien de commun avec celui requis pour un jeune manutentionnaire, chacun d'eux souhaitant naturellement voir pris en compte son acquis professionnel antérieur. Ce problème ne peut donc être résolu par des stages collectifs tels que ceux organisés couramment en faveur de nés-sourds ayant tous le même âge et le même niveau. Le complément de formation individualisé nécessaire pour les devenus sourds ou malentendants adultes est très rarement proposé, car hors normes et très onéreux pour les structures spécialisées compétentes. Cependant l'AGEFIPH commence à s'en préoccuper en cofinancant par exemple des réorientations professionnelles personnalisées. Texte du BUCODES 37-39 rue Saint Sébastien 75011 Paris. Tél. Fax et Mtl : 01 49 29 07 42 Mise à jour de mars 2001. |