Les peines sanctionnant les différents délits
ou les tentatives de délits sont aggravées lorsque les
délits ont été commis sur une personne dont la
particulière vulnérabilité due à (
)
une déficience physique (
/
) est apparente ou comme
de son auteur.
Cette disposition est reprise dans les articles relatifs aux différents
délits et notamment les articles suivants :
- 222-8, violences ayant entraîné la mort sans intention
de la donner,
- 222-10, violences ayant entraîné une mutilation ou une
infirmité permanente,
- 222-12, violences ayant entraîné une incapacité
de travail de plus de 8 (huit) jours,
- 222-13, violences nayant pas entraîné une incapacité
de travail de plus de 8 (huit) jours,
- 222-14, violences habituelles sur mineurs ou personne vulnérable,
- 222-24, viol,
- 222-29, agressions sexuelles autres que le viol,
- 223-3, délaissement dune personne ne pouvant pas se protéger
en raison de son état physique,
- 225-13 & 14, abus de la vulnérabilité ou de la situation
de dépendance dune personne pour obtenir un service, une
rétribution ou condition de travail et dhébergement
incompatibles avec la dignité humaine,
- 311-4, vol,
- 312-2, extorsion,
- 313-3, escroquerie,
- 313-4, abus frauduleux de la situation de faiblesse ou de létat
dignorance,
- 322-3, destruction ou dégradation dun bien appartenant
à autrui,
- 434-3, mauvais traitements ou privations sur mineurs ou personne qui
nest pas en mesure de se protéger en raison de son handicap.
On notera que la déficience doit être apparente ou comme
de lauteur du délit, ce qui nest pas évident
pour la surdité, invisible en elle-même. La LSF en revanche
est visible et révèle la surdité-mutité.
Le Code Pénal prévoit que les délits peuvent être
commis par des personnes morales et les sanctions sont aggravées
de la même façon que pour les personnes physiques.
Le Code Pénal sanctionne la discrimination en raison du handicap.
La loi réprime le refus de fournir un bien ou un service, le
refus dembauche ou le licenciement fondé sur le handicap.
Elle prévoit aussi la protection de lidentité du
handicapé en cas de publication de jugement.
Larticle 225-1 précise que constitue une discrimination
toute distinction opérée entre les personnes physiques
ou morales (ou certains membres de ces personnes morales) à raison
de (
/
) leur handicap.
Larticle 225-2 dispose que la discrimination définie à
larticle 225-1 commise à légard dune
personne physique ou morale, est punie de 2 ans demprisonnement
et de 200.000 FF damende lorsquelle constitue :
1°/ A refuser la fourniture dune bien ou dun service,
2°/ A entraver lexercice normal dune activité
économique quelconque,
3°/ A refuser dembaucher, à sanctionner ou à
licencier une personne,
4°/ A subordonner la fourniture dun bien ou dun service
à une condition fondée sur lun des éléments
visés à larticle 225-1,
5°/ A subordonner une offre demploi à une condition
fondée sur lun des éléments visés
à larticle 225-1,
Larticle 225-3 précise que les dispositions de larticle
précédent ne sont pas applicables :
1°/ Aux discriminations fondées sur létat de
santé, lorsquelles constituent en des opérations
ayant pour objet la prévention et la couverture du risque décès,
des risques portant atteinte à lintégrité
physique de la personne ou des risques dincapacité de travail
ou dinvalidité.
2°/ Aux discriminations fondées sur létat de
santé ou le handicap, lorsquelles constituent un refus
dembauche ou un licenciement fondé sur linaptitude
médicalement constatée, soit dans le cadre du IV du Livre
II du Code du Travail, soit dans le cadre des lois portant dispositions
statutaires relatives à la Fonction Publique.
Par ailleurs, larticle 432-7 spécifie que la discrimination
définie à larticle 225-1 commise à légard
dune personne physique ou morale par une personne dépositaire
de lautorité publique ou chargée dune mission
de service public, dans lexercice ou à loccasion
de lexercice de ses fonctions ou de sa mission, est punie de 3
ans demprisonnement et de 300.000 FF damende lorsquelle
consiste :
1°/ A refuser le bénéfice dun droit accordé
par la loi,
2°/ A entraver lexercice normal dune activité
économique quelconque.
Texte élaboré par Vincent Jaunay ,
devenu-malentendant, Vice-Président du BUCODES et Président
de lAssociation dAnjou des malentendants et devenus-sourds
(AAMDS-SURDI 49).
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